#21 - François Trillo

Des terrains au micro - La vie par le bon bout

1h06
François Trillo, invité du podcast La Cravate
La Cravate
#21 - François Trillo, des terrains au micro - La vie par le bon bout
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Chez les Trillo, le sport a toujours occupé une place considérable. François se souvient même avoir attendu l’adolescence pour découvrir son père autrement qu’en survêtement ! Il faut dire que Jean Trillo, ancien international français et figure du rugby béglais, avait consacré une bonne partie de sa vie aux terrains, d’abord comme joueur puis comme entraîneur.

Pourtant, ce n’est pas vers le rugby que François se tourne en priorité. Passionné de tennis et grand admirateur de Yannick Noah, il multiplie les entraînements et les compétitions. À Mérignac, où sa famille habite juste en face d’un stade, il lui suffit de traverser la rue pour pratiquer toutes sortes de sports avec son frère et les copains du quartier.

Son père ne cherche d’ailleurs pas à lui imposer sa propre discipline. Très pris par ses activités, il laisse à son épouse une grande partie de l’organisation familiale, tandis que ses exploits sont davantage racontés par ses anciens coéquipiers que par lui-même. François grandit ainsi au contact du rugby sans ressentir le besoin de marcher dans les pas paternels.

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Un autre Trillo champion de France

Avec les années, le tennis finit par lui apporter davantage de frustrations que de plaisir. Son tempérament compétiteur trouve un meilleur équilibre dans les sports collectifs et, vers 15 ans, il décide de privilégier le rugby.

Après ses débuts à Mérignac, il rejoint le CA Bègles-Bordeaux, où son nom est déjà bien connu. En 1991, François participe à l’épopée du CABBG, sacré champion de France, et ajoute ainsi son prénom au palmarès familial, plus de vingt ans après le titre remporté par son père sous les mêmes couleurs.

Ses études le conduisent ensuite à Paris, où il porte le maillot du Racing Club de France, avant de s’envoler pour le Mexique afin d’y effectuer son service militaire. À son retour, Max Guazzini le convainc de rejoindre le Stade Français, alors engagé dans les premières étapes de sa reconstruction.

Le club évolue encore loin des sommets et les conditions sont parfois assez improvisées, avec des entraînements organisés aux quatre coins de la région parisienne. François découvre ainsi les coulisses d’un projet ambitieux, porté par un président qui ne manque ni d’idées ni d’audace.

Des vestiaires aux studios

En parallèle du rugby, François commence à faire ses premières armes dans les médias grâce à une mise en relation facilitée par Max Guazzini. Il accepte plusieurs mois de stage non rémunéré sur MCM pour apprendre le métier, avant de tenter sa chance à la radio.

Son premier essai sur NRJ n’est pas entièrement convaincant, mais sa voix plaît suffisamment pour qu’il se retrouve à l’antenne dès le lendemain ! Il multiplie ensuite les expériences et découvre progressivement les différents métiers de l’audiovisuel.

Concilier le journalisme et le rugby devient toutefois compliqué, notamment lorsque ses prises d’antenne l’obligent à se lever à trois heures du matin après des entraînements terminés tard dans la soirée. Il finit donc par ranger ses crampons pour privilégier une activité professionnelle qui lui ouvre de nouvelles perspectives.

En 2000, François rejoint Canal+, où il devient progressivement l’un des visages familiers des amateurs de rugby, avant de poursuivre son parcours sur Sud Radio. Il développe également une activité d’entrepreneur avec BeSport, une plateforme pensée pour rapprocher les différents acteurs du monde sportif.

Regarder plus loin que le prochain match

François porte un regard particulièrement intéressant sur l’évolution du rugby et regrette que les préoccupations immédiates des clubs prennent trop souvent le pas sur une réflexion d’ensemble. Il aimerait notamment voir les dirigeants mieux considérer les joueurs et rendre les compétitions plus lisibles pour le grand public.

Je parle de tous les rugbys : des amateurs et des pros. Je crée des ponts là où les médias détenteurs de droits sont obnubilés par le retour sur investissement.

François Trillo · Épisode 21 de La Cravate

Cette volonté de rapprocher les différentes composantes du rugby se retrouve dans ses projets professionnels, mais aussi dans les relations qu’il entretient avec ceux qui font vivre ce sport. C’est d’ailleurs son ami Yannick Bru qui nous avait mis en contact, tandis que François me recommandera à son tour de rencontrer Jean-Baptiste Dubié et Ugo Mola.

C’est dans les locaux de Sud Radio, à Paris, que nous nous sommes retrouvés pour enregistrer cet épisode, avec une magnifique vue sur la tour Eiffel et sous l’œil attentif de sa fille Suzanne, présente à nos côtés. François devait prendre l’antenne une heure plus tard, ce qui ne l’a pas empêché de se montrer particulièrement généreux dans l’échange !

J’ai adoré découvrir toutes les facettes de son parcours, depuis les terrains de Bègles jusqu’aux studios de télévision, en passant par ses aventures à l’étranger et ses projets d’entrepreneur. François a des idées, de la répartie et une énergie communicative. Nous aurions certainement pu discuter bien plus longtemps si son émission ne l’avait pas attendu !

Bonne écoute !

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