Chez Jean-Baptiste, la déconnade est un art de vivre ! Il aime chambrer, faire rire les copains et profiter de toutes les occasions de passer du bon temps. Mais derrière les facéties de celui que tout le monde surnomme « Boulou », on découvre aussi un homme sensible, particulièrement lucide sur son parcours et profondément reconnaissant envers ceux qui l’ont accompagné.
Originaire d’Argelès-Gazost, au cœur des Pyrénées, il grandit dans une famille où les amis sont presque aussi nombreux que les cousins et où les occasions de se retrouver ne manquent pas. Les mutations professionnelles de son père l’amènent ensuite à Pamiers, où il découvre le rugby à l’âge de 4 ans, sans pour autant délaisser les autres sports. Handball, judo, ski : ce gamin débordant d’énergie veut tout essayer, avec une préférence pour les activités qui lui permettent de retrouver ses copains.
À 10 ans, un nouveau déménagement familial le conduit dans les Landes, où il rejoint le Stade Montois. Il est encore loin d’imaginer la place que ce club et les amitiés qu’il va y nouer occuperont dans sa vie. Votre contribution nous aide à produire de nouveaux épisodes et à préserver la liberté de La Cravate.Un podcast indépendant,
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Grandir avec les copains
Jamais retenu dans les sélections nationales de jeunes ni en pôle Espoirs, Boulou suit un parcours bien différent de celui des joueurs identifiés très tôt comme de futurs professionnels. À Mont-de-Marsan, il grandit au sein d’une génération particulièrement soudée, avec laquelle il partage autant les entraînements et les matchs que les fêtes de la Madeleine et les sorties entre amis.
Les succès obtenus chez les jeunes lui ouvrent progressivement les portes de l’équipe première, qu’il découvre à seulement 18 ans. Il vit alors ses premières émotions parmi les professionnels, notamment lors d’un déplacement à Mayol où il inscrit un essai qui restera gravé dans sa mémoire.
Mais cette ascension est rapidement interrompue par une blessure au genou dont les conséquences s’avèrent bien plus lourdes que prévu. Lui qui venait tout juste de découvrir le Top 14 se retrouve éloigné des terrains pendant de longs mois, traversant une période particulièrement difficile où il doit apprendre à composer avec les doutes, les frustrations et les incertitudes sur la suite de sa carrière.
Grâce au soutien de ses proches et au travail entrepris pour retrouver ses moyens physiques, il parvient finalement à revenir au plus haut niveau et poursuit son aventure montoise.
Les émotions d’une vie montoise
Jean-Baptiste prend progressivement une place importante au sein du Stade Montois, participant notamment à une nouvelle accession en Top 14 et vivant quelques-unes des plus belles émotions de sa carrière auprès de joueurs qu’il connaît depuis l’enfance.
Le rugby professionnel lui réserve toutefois son lot de contrariétés, entre blessures, saisons difficiles et concurrence, mais Boulou conserve ce goût du jeu qui l’anime depuis ses premiers pas sur les terrains.
Mon évolution a été ponctuée d’échecs, mais j’ai toujours cru en moi, surtout quand on me mettait des bâtons dans les roues.
Jean-Baptiste Dubié · Épisode 24 de La Cravate
En 2015, après plusieurs années de sollicitations de Laurent Marti, il finit par quitter le cocon montois pour rejoindre l’Union Bordeaux Bègles. Une décision importante pour celui qui a grandi avec ses copains sous le maillot jaune et noir, mais qui souhaite désormais donner une nouvelle dimension à sa carrière.
Sous les couleurs girondines, Jean-Baptiste confirme ses qualités et s’installe durablement en Top 14, au sein d’un club dont les ambitions ne cessent de grandir.
Le jeu avant tout
L’expérience des blessures a également éveillé chez Jean-Baptiste un véritable intérêt pour la préparation physique. Il envisage d’ailleurs d’en faire son métier une fois sa carrière achevée, avec l’envie de transmettre à son tour ce qu’il a appris au fil des années.
Au cours de notre échange, il revient aussi sur plusieurs aspects du rugby professionnel qui lui tiennent à cœur, notamment la place accordée aux jeunes joueurs et les conséquences parfois difficiles de l’exposition médiatique.
Mais ce qui ressort surtout de cette rencontre, c’est le plaisir qu’il prend à vivre pleinement les choses, aussi bien sur un terrain qu’en dehors. Les années ont passé, les responsabilités ont grandi, mais il n’a rien perdu de cette envie de s’amuser qui accompagnait déjà le petit Boulou.
C’est chez Jean-Baptiste, à Bordeaux, que nous nous sommes retrouvés pour cet entretien, en présence de son père, qui n’a d’ailleurs pas manqué d’apporter sa petite contribution à la conversation !
J’ai passé un excellent moment avec Boulou. Je savais qu’on allait bien rigoler, mais j’ai aussi découvert quelqu’un de particulièrement réfléchi, capable de parler de ses épreuves et de ses choix avec beaucoup de recul. J’ai vraiment pris un immense plaisir à échanger avec lui !
Bonne écoute !