#137 – Philippe Ebel

à force de volonté – L’exemple qui rassemble

3h04
Philippe Ebel, invité du podcast La Cravate
La Cravate
#137 - Philippe Ebel, à force de volonté - L’exemple qui rassemble
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À sept ans, Philippe sait déjà ce qu’il veut faire de sa vie : devenir joueur de rugby et porter un jour le maillot de la Section Paloise.

À Pau, où il grandit, le club occupe une place immense dans son univers. Il attend avec impatience d’avoir enfin l’âge d’intégrer son école de rugby, point de départ d’une passion qui va ensuite guider une grande partie de son existence.

Plutôt réservé dans la vie, Philippe trouve sur le terrain un espace dans lequel son tempérament s’exprime pleinement. Il construit son rugby autour de la vaillance, du travail et de la défense, avec cette capacité à entraîner les autres par l’exemple. Capitaine dès les catégories de jeunes, il mène notamment les Reichel palois jusqu’en finale du championnat de France en 1987.

Une totale indépendance

Ce fonctionnement permet de préserver une pleine liberté et de s’inscrire dans la durée.

Une vie en Vert et Blanc

Philippe n’a que 18 ans lorsqu’il découvre le groupe de l’équipe première. À l’été 1986, un coup de téléphone de Michel Cantor l’envoie à l’entraînement avec les seniors puis dans le bus pour un déplacement à Clermont-Ferrand. Il ne foule pas encore la pelouse ce jour-là, mais celui qui rêve depuis l’enfance de jouer pour la Section vient de franchir une étape décisive.

À partir de 1988, il s’installe véritablement en équipe première et accompagne son club à travers plusieurs changements de génération. La Section dispute deux finales de Groupe B puis retrouve progressivement sa place parmi les meilleures formations françaises. Devenu capitaine au début des années 1990, Philippe voit grandir autour de lui un groupe particulièrement soudé, qui atteint notamment une demi-finale de championnat et la finale du Challenge Yves du Manoir en 1996.

La saison suivante ouvre un nouveau chapitre avec la découverte de la Coupe d’Europe. Philippe devient le premier capitaine de l’histoire de la Section à la mener dans cette compétition et poursuit l’aventure jusqu’en 1998. Il referme alors une carrière entièrement vécue sous les mêmes couleurs, après avoir accompagné son club de ses années de reconstruction jusqu’aux grandes scènes nationales et européennes.

« Dès l’enfance, je n’ai rêvé que de devenir joueur de rugby. Toute ma vie, qu’elle soit pro ou perso, a été organisée autour de ce sport, parfois à l’excès… La passion m’a guidé. »

Cette phrase raconte parfaitement la place qu’a occupée le rugby dans la vie de Philippe. La Section, les copains, les grands matchs, le rôle de capitaine et la fierté de porter le maillot de son club de toujours dessinent un parcours marqué par une fidélité rare et un engagement total envers le collectif.

Entraîner, transmettre et rester fidèle à ses principes

Une fois les crampons raccrochés, Philippe reste naturellement dans le rugby et prolonge cette passion par la transmission. Il entraîne d’abord à la Section pendant trois saisons avant d’élargir son expérience à d’autres environnements. En 2003, Orthez lui confie son équipe et l’aventure prend rapidement de l’ampleur, jusqu’à une montée en Fédérale 2.

Son parcours d’entraîneur le mène également à Oloron puis bien au-delà du Béarn. À l’automne 2014, Philippe rejoint le staff de l’équipe nationale belge et découvre avec les Diables Rouges un autre rugby, ainsi qu’une nouvelle manière de transmettre son expérience. Cette aventure internationale se poursuivra pendant quatre ans.

La même constance se retrouve dans sa vie professionnelle. Entré à la mairie de Pau à la fin des années 1980, Philippe évolue progressivement au sein du service événementiel jusqu’à en devenir chef de service. On y retrouve plusieurs des qualités qui l’animaient déjà sur un terrain : le goût du collectif, le travail, la capacité à fédérer et cette volonté de montrer l’exemple.

J’ai beaucoup aimé cet échange avec Philippe, un homme entier dont la passion pour le rugby traverse toute l’histoire et qui parle avec beaucoup de franchise de son parcours, de la Section et de ses années d’entraîneur. J’ai surtout apprécié la force de ses convictions, sa fidélité aux personnes comme aux institutions qui ont compté dans sa vie et cette volonté permanente de transmettre et de fédérer. Autant de qualités qui permettent de découvrir, au fil de la conversation, une personnalité particulièrement attachante.

Bonne écoute !

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