#41 - David Arrieta

Sur tous les terrains - Le bon côté des choses

1h18
David Arrieta, invité du podcast La Cravate
La Cravate
#41 - David Arrieta, sur tous les terrains - Le bon côté des choses
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Pour David, le rugby a toujours été une affaire de copains, de rencontres et de bons moments partagés. Bien avant les finales, les déplacements internationaux et les expériences dans quelques-uns des grands clubs français, il y avait surtout le plaisir de retrouver ses amis sur les terrains de Saint-Jean-de-Luz. Une manière d’envisager ce sport qu’il conservera tout au long de sa carrière, sans jamais perdre cette simplicité qui semble avoir accompagné chacun de ses choix.

Né en 1969 à Bordeaux, il passe ses toutes premières années à Bayonne avant de grandir à Saint-Jean-de-Luz, où ses parents s’installent définitivement. Tous deux passionnés de rugby, ils l’emmènent régulièrement assister aux rencontres du Saint-Jean-de-Luz Olympique. C’est ainsi que le jeune garçon découvre le ballon ovale, avant de rejoindre l’école de rugby pour y retrouver ses camarades.

De cette enfance, il garde notamment le souvenir des trajets en bus avec ses coéquipiers, qu’ils prenaient parfois plaisir à prolonger en descendant volontairement à un arrêt plus éloigné de leur domicile. Des moments de camaraderie qui lui laisseront autant de souvenirs que les rencontres disputées sur les terrains.

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Le rugby comme une évidence

Au fil des années, David progresse dans les différentes catégories du SJLO, jusqu’à découvrir l’équipe première alors qu’il est encore junior. Ses qualités lui permettent d’intégrer les sélections régionales, tandis que son passage au bataillon de Joinville, durant son service militaire, lui offre une expérience particulièrement enrichissante.

Il y côtoie notamment Philippe Saint-André et Fabrice Landreau, mais également des sportifs issus d’autres disciplines, comme David Ginola. Des rencontres qui donnent lieu à de nombreuses anecdotes et à des amitiés durables, certains anciens de cette période continuant à se retrouver plusieurs décennies plus tard.

En 1989, il rejoint le Biarritz Olympique, franchissant un nouveau cap dans sa carrière. Pendant dix saisons, il défend les couleurs du BO et s’affirme comme un joueur précieux par sa polyvalence, capable d’évoluer aussi bien à l’ouverture qu’à l’arrière.

L’année 1992 reste l’un de ses souvenirs les plus marquants, avec une finale du championnat de France disputée face à Toulon. Titulaire ce jour-là, David découvre l’intensité d’une rencontre qui constitue l’un des plus grands rendez-vous de la carrière d’un rugbyman, même si le Bouclier échappe finalement aux Biarrots.

Le plaisir, au-delà des résultats

Son parcours lui permet également de découvrir le rugby international à travers l’équipe de France à 7 et plusieurs sélections avec les Barbarians. Il conserve de ces expériences des souvenirs exceptionnels, notamment pour l’ambiance qui règne au sein de groupes réunis autour du plaisir de jouer et de partager quelques jours ensemble.

Il raconte avec beaucoup d’humour certaines aventures vécues lors de ses déplacements, notamment à Cardiff, où les traditions supposées des Barbarians lui ont parfois réservé quelques surprises. Des anecdotes savoureuses qui rappellent combien le rugby de cette époque savait aussi cultiver la convivialité et les moments de liberté.

L’ambiance des Barbarians, c’est celle qu’on a connue à nos débuts et qu’on souhaite retrouver plus tard : le plaisir et le partage, tout simplement.

David Arrieta · Épisode 41 de La Cravate

En 1999, après une décennie à Biarritz, David rejoint le CA Brive et découvre un environnement professionnel particulièrement structuré, dans un club qui avait rapidement pris le virage du rugby moderne. Cette expérience ne dure qu’une saison, avant qu’il ne s’engage avec la Section Paloise, où il poursuit sa carrière pendant trois années.

Il choisit finalement de revenir à Saint-Jean-de-Luz pour terminer son parcours de joueur là où tout avait commencé. Une décision qui lui permet de retrouver l’atmosphère du rugby amateur et certaines des personnes avec lesquelles il avait partagé ses premières années de pratique.

L’essentiel est ailleurs

En parallèle de sa carrière sportive, David a exercé le métier de policier, une activité professionnelle qu’il a dû concilier avec les exigences croissantes du rugby de haut niveau. Cette double vie lui a permis de conserver un équilibre et de regarder son parcours sportif avec une certaine distance.

Après avoir raccroché les crampons, il choisit de ne pas se lancer dans une carrière d’entraîneur, préférant consacrer son temps à son métier et à sa famille. Il reste néanmoins un passionné de sport, dont il commente régulièrement l’actualité sur les réseaux sociaux, souvent avec beaucoup d’humour. Et pas uniquement celle du rugby ! Fervent supporter des Girondins de Bordeaux, il voue notamment une grande admiration à Alain Giresse, son idole de jeunesse.

Installé à Socoa, dans la partie d’Urrugne qui borde la baie de Saint-Jean-de-Luz, il mène une vie paisible dans la maison familiale, où trois générations se côtoient au quotidien. Une proximité avec ses proches à laquelle il accorde une importance particulière, dans un environnement qu’il apprécie profondément.

C’est chez lui, à Socoa, que David m’a reçu pour cet entretien, avec la plage à quelques pas et le soleil basque enfin au rendez-vous. J’ai beaucoup apprécié son humour, sa simplicité et cette manière de raconter ses souvenirs sans jamais chercher à leur donner une importance excessive.

Derrière le joueur qui a connu le rugby amateur puis professionnel, j’ai découvert un homme profondément attaché à ses amis, à sa famille et aux plaisirs simples de l’existence. Une conversation particulièrement agréable, ponctuée d’anecdotes savoureuses, avec quelqu’un qui semble avoir conservé intact le plaisir de partager les bons moments.

Bonne écoute !

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