#30 - Arnaud Mignardi

Maître de son destin - L'affect en fil rouge

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Arnaud Mignardi, invité du podcast La Cravate
La Cravate
#30 - Arnaud Mignardi, maître de son destin - L'affect en fil rouge
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Arnaud a toujours aimé être entouré. Les copains, les discussions qui se prolongent après les matchs, les plaisanteries dans les vestiaires et les amitiés qui résistent aux années occupent une place immense dans sa vie. Derrière son surnom de Bison et son tempérament de combattant, on découvre un homme joyeux, profondément attaché aux siens, qui a besoin de se sentir bien quelque part pour donner le meilleur de lui-même.

Cette manière de vivre lui vient en grande partie de son enfance à Auch, dans une famille où le rugby est omniprésent. Son père est joueur puis entraîneur, son grand-père a porté le maillot de l’équipe de France B et le FC Auch fait partie du quotidien familial. Dès les mini-poussins, Arnaud foule la pelouse du Moulias, davantage attiré par le plaisir de retrouver ses amis que par les perspectives d’une carrière professionnelle.

Son talent finit pourtant par s’imposer, sans lui faire perdre ce goût du jeu et des moments partagés.

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L’audace de la jeunesse

Au FC Auch, Arnaud grandit sous le regard d’Henry Broncan, figure incontournable du rugby gersois, qui lui accorde très tôt sa confiance. À peine âgé de dix-huit ans, il découvre l’équipe première et mesure la chance de pouvoir évoluer parmi les joueurs qu’il regardait encore quelques années auparavant.

Ses qualités de centre puissant et accrocheur lui ouvrent rapidement d’autres horizons. Après deux saisons, il rejoint le SU Agen, où il s’impose parmi les titulaires et poursuit sa progression jusqu’à connaître les honneurs du XV de France.

En 2007, il participe à la tournée des Bleus en Nouvelle-Zélande et décroche deux sélections face aux All Blacks. Une expérience particulièrement marquante pour le jeune Gersois, qui réalise alors une ambition dont beaucoup de joueurs rêvent sans jamais pouvoir l’atteindre.

Sa carrière prend ensuite plusieurs directions. Clermont lui fait découvrir la concurrence particulièrement exigeante des plus grandes équipes, tandis que son passage au Biarritz Olympique lui permet de retrouver du temps de jeu et de participer à une finale de Coupe d’Europe. Des expériences différentes, auxquelles il porte un regard lucide, conscient de ce qu’elles lui ont apporté.

C’est également à cette époque que son amitié avec Alexandre Barozzi prend une place particulière dans son histoire. Les deux hommes se connaissent depuis l’adolescence et partagent une relation qui dépasse largement le rugby. Le fameux bandeau porté par Arnaud sur les terrains devient d’ailleurs un symbole très personnel de ce lien.

Brive, une histoire d’hommes

Lorsqu’il rejoint le CA Brive en 2011, Arnaud ne connaît guère la Corrèze. Il y retrouve pourtant plusieurs amis et découvre rapidement un environnement dans lequel il se sent chez lui.

Pendant neuf saisons, il devient l’un des hommes forts du collectif briviste, apprécié pour son engagement, sa défense et sa capacité à entraîner ses partenaires. Il connaît les saisons difficiles, les descentes, mais aussi le bonheur des remontées en Top 14, notamment celle de 2013, restée parmi ses plus beaux souvenirs.

À Brive, sa conception du rugby prend tout son sens. Il accorde une importance considérable à la vie du groupe, aux liens qui se créent en dehors du terrain et à cette convivialité qu’il considère comme indispensable à la réussite collective.

Pour moi, bringuer après un match est plus que fédérateur. C’est là que se créent beaucoup de choses.

Arnaud Mignardi · Épisode 30 de La Cravate

Au fil des années, Bison se construit une place à part dans le cœur des supporters corréziens. Sa fidélité au club et son attachement à ses partenaires comptent beaucoup dans son choix de rester, y compris lorsque d’autres possibilités auraient pu s’offrir à lui.

La fin de son aventure briviste est pourtant douloureuse. Après près d’une décennie sous le maillot noir et blanc, il apprend que le club ne souhaite pas poursuivre avec lui. Une séparation difficile à accepter pour un joueur qui s’était autant investi humainement que sportivement.

Mais Arnaud refuse de laisser d’autres décider du dernier chapitre de sa carrière.

Décider de sa propre sortie

En rejoignant le Stade Montois au début de l’année 2020, il s’offre la possibilité de terminer son parcours professionnel selon ses propres termes. Quelques mois plus tard, il raccroche les crampons et se tourne vers une nouvelle aventure, celle de l’entraînement.

À l’US Dax, il commence à transmettre cette conception du rugby fondée sur l’engagement, la solidarité et le plaisir d’appartenir à un groupe. L’ancien centre international découvre les responsabilités d’un autre métier, avec l’envie de partager ce qu’il a appris au contact de ses nombreux entraîneurs.

Cette nouvelle étape lui permet de rester au cœur d’un sport qu’il aime profondément, tout en abordant l’avenir avec de nouveaux projets. Son franc-parler, son énergie et sa bonne humeur demeurent intacts.

C’est chez Arnaud, à Bidart, que nous avons pris le temps de discuter de sa carrière, de ses choix et de toutes ces histoires qui ont marqué son parcours.

Je me suis régalé en sa compagnie ! C’est un super mec, entier, simple et toujours prêt à déconner, avec qui les échanges ont été aussi francs qu’agréables. J’ai passé un excellent moment !

Bonne écoute !

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