Mathieu a trouvé à Perpignan bien plus qu’un club de rugby. Lorsqu’il rejoint l’USAP en 2016, après un départ difficile de la Section Paloise, il est encore loin d’imaginer la place que vont prendre la Catalogne et le stade Aimé-Giral dans sa vie. Lui qui a longtemps rêvé de porter le maillot palois va finalement devenir l’un des visages les plus connus du club sang et or, avec un tempérament et un engagement qui correspondent assez bien à la ferveur de ses supporters.
Originaire du Boucau, dans le Pays basque, il est l’aîné d’une famille de quatre enfants et découvre le rugby à six ans. Son cousin Alain Lagouarde, qui évolue alors à la Section Paloise, lui donne très tôt envie de suivre la même voie, même si ses premières années sur les terrains ne sont pas toujours faciles. Plus petit que certains de ses adversaires, il se souvient notamment de matchs où les différences de gabarit lui faisaient sérieusement douter de ses capacités, jusqu’à ce que son père trouve les mots pour l’encourager à continuer.
À seize ans, il rejoint le Biarritz Olympique, puis passe par l’Aviron Bayonnais avant de signer à Auch en 2009. C’est dans le Gers qu’il découvre véritablement les exigences du rugby professionnel et commence à se faire un nom, en menant également une carrière internationale à VII avec l’équipe de France. Votre contribution nous aide à produire de nouveaux épisodes et à préserver la liberté de La Cravate.Un podcast indépendant,
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Le rêve palois
En 2012, Mathieu s’engage enfin à la Section Paloise, un club qu’il suit depuis l’enfance et dont il a longtemps espéré porter les couleurs. Il y retrouve notamment Julien Fumat, qu’il connaît depuis leurs années au pôle espoirs de Bayonne et avec lequel il a conservé une belle amitié.
Ses quatre saisons dans le Béarn sont particulièrement intenses, avec en point d’orgue le titre de champion de France de Pro D2 en 2015 et la montée en Top 14. Il prend une place importante dans le groupe et s’investit pleinement dans cette aventure, si bien que son départ, un an plus tard, est particulièrement difficile à vivre.
Il rejoint alors Perpignan, qui évolue en Pro D2, sans savoir qu’il s’apprête à y trouver un attachement tout aussi fort que celui qui l’avait conduit à Pau. L’accueil, la ferveur autour de l’USAP et les relations qu’il noue avec les Catalans vont rapidement donner une tout autre dimension à ce nouveau chapitre de sa carrière.
L’USAP dans la peau
Au fil des saisons, Mathieu devient l’un des cadres de l’équipe, puis son capitaine. Son engagement sur le terrain, son caractère et son attachement au maillot en font une personnalité particulièrement appréciée à Aimé-Giral, où les supporters reconnaissent volontiers en lui certaines des valeurs auxquelles ils tiennent tant.
Avec l’USAP, il connaît aussi les joies de la montée en Top 14, mais également des périodes plus difficiles, qu’il raconte avec la même franchise. Car Mathieu ne cache pas grand-chose de ses convictions ou de ses émotions, quitte à susciter parfois des réactions assez tranchées.
Cette manière d’être, il l’assume pleinement, comme en témoigne cette phrase que j’avais retenue lors de la sortie de l’épisode :
On dit que “Plaire à tout le monde, c’est plaire à n’importe qui.” Généralement, je ne laisse pas indifférent : on m’aime ou on me déteste, mais je reste moi-même.
Mathieu Acebes · Épisode 70 de La Cravate
Derrière cette personnalité entière, il y a également un homme très attaché à ses proches, qui n’a jamais coupé les liens avec son Pays basque natal. Il aime retrouver sa famille et ses amis, tout en ayant construit en Catalogne une vie dans laquelle il se sent particulièrement bien.
Passionné de sport, de voyages et toujours partant pour de nouveaux projets, Mathieu a du mal à rester sans rien faire. Nous parlons de toutes ces choses qui l’intéressent en dehors du rugby, de son besoin de bouger et de profiter des occasions qui se présentent, mais aussi de la place qu’il accorde à sa famille dans un quotidien bien rempli.
J’ai eu le plaisir de retrouver Mathieu chez lui, à Perpignan, quelques mois après l’avoir croisé à la Foire au jambon de Bayonne. Installés dans son jardin, à l’ombre d’un palmier, nous avons pris le temps de revenir sur son parcours, ses passions et son attachement à sa famille. J’ai retrouvé un homme entier, passionné, avec beaucoup de caractère et une énergie débordante. Je me suis régalé en sa compagnie !
Bonne écoute !