#152 – Sylvain Marconnet

Pari(s) gagnant – Toujours en mouvement

4h29
Sylvain Marconnet, invité du podcast La Cravate
La Cravate
#152 - Sylvain Marconnet, Pari(s) gagnant - Toujours en mouvement
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Avec trois frères et une enfance passée à beaucoup bouger, Sylvain prend très tôt goût au sport et à la compétition. À Givors, où il grandit dans une famille modeste, le rugby arrive vers 6 ou 7 ans, presque naturellement, avec les copains. Il se prend rapidement au jeu et progresse jusqu’à intégrer les sélections régionales, tout en évoluant encore en troisième ligne.

En 1993, il rejoint le centre de formation que Grenoble vient de créer. Le projet est alors particulièrement novateur, avec une vraie volonté d’accompagner les jeunes à la fois sur le plan scolaire et sportif. C’est aussi à Grenoble que son avenir va changer de direction : pour espérer aller plus haut, on lui explique qu’il devra passer en première ligne. Sylvain devient pilier et gravit rapidement les échelons jusqu’à l’équipe première.

Paris, les titres et le XV de France

En 1997, il quitte Grenoble pour rejoindre le Stade Français et le projet porté par Max Guazzini. Le club parisien vient de retrouver l’élite et nourrit déjà de grandes ambitions. Pour Sylvain, le choix va rapidement s’avérer payant : dès sa première saison dans la capitale, il devient champion de France et connaît sa première sélection avec le XV de France. Ce sera le début d’une histoire de treize saisons avec Paris et d’une période qui va profondément marquer le rugby français.

Une totale indépendance

Ce fonctionnement permet de préserver une pleine liberté et de s’inscrire dans la durée.

Avec le Stade Français, il remporte cinq Boucliers de Brennus et s’installe durablement parmi les cadres du club. Il accompagne son évolution, ses titres et son changement de dimension, tout en devenant parallèlement l’un des piliers du XV de France. Sa carrière internationale comptera finalement 84 sélections, cinq Tournois remportés, dont trois Grands Chelems, et plusieurs années au plus haut niveau mondial.

Tout n’a pourtant pas été linéaire. Dans cet épisode, Sylvain revient aussi sur les périodes où les choses fonctionnent moins bien, sa non-sélection initiale pour la Coupe du monde 1999, les changements d’entraîneurs, la concurrence ou encore les blessures. Il porte surtout sur cette carrière un regard assez détaché, capable de revenir aussi naturellement sur les grandes réussites que sur les périodes plus compliquées.

Après treize années parisiennes, il rejoint le Biarritz Olympique en 2010 pour un dernier défi. Il arrive sur la Côte basque avec une carrière déjà immense, dans un groupe où évoluent encore plusieurs grandes figures du club. Deux saisons plus tard, à 36 ans, il choisit d’arrêter. Son dernier match sera une finale de Challenge européen remportée face à Toulon. Une manière assez rare de décider soi-même du moment de partir et de terminer sa carrière sur un titre.

Toujours regarder devant

Mais le rugby n’occupe finalement qu’une partie de l’échange. Car Sylvain est aussi un homme qui aime entreprendre, construire et apprendre. Installé sur la Côte basque, il s’est notamment tourné vers l’immobilier et l’architecture, un univers qui le passionne et dans lequel il aime particulièrement les projets complexes. Chez lui, les souvenirs de rugby ne sont d’ailleurs pas spécialement exposés. Ce qu’il a vécu compte, mais il préfère s’en servir pour avancer plutôt que de passer son temps à regarder derrière lui.

« Je suis très fier de ma carrière et de ce que j’ai vécu en tant que joueur, mais je ne suis pas un grand nostalgique. Ce qui m’importe, c’est le présent et le futur. Je me retourne peu. »

Dans cet épisode, on revient sur Grenoble, le Stade Français, le XV de France, Biarritz, les titres et les grands matchs, mais aussi sur ses choix, ses rencontres, les périodes plus difficiles et cette envie constante d’avancer.

Avec, tout au long de l’échange, l’humour pince-sans-rire et le goût du chambrage de Sylvain, qui ne semblent pas avoir beaucoup changé. Et je dois bien avouer que j’adore ça.

Bonne écoute !

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