David grandit à Toulon, enfant unique au sein d’une famille modeste où ses parents se démènent pour lui offrir le meilleur. Le sport prend rapidement beaucoup de place dans sa vie et, adolescent, une passion l’accapare particulièrement : le football américain. Il y est particulièrement doué, mais c’est finalement le rugby qui prend le dessus. Capitaine chez les jeunes Toulonnais puis avec les équipes de France de jeunes, il quitte ensuite sa ville pour rejoindre Bègles.
Du Var au sommet du rugby européen
C’est là qu’il découvre le plus haut niveau et que tout s’accélère. À seulement 21 ans, il porte pour la première fois le maillot du XV de France. Il rejoint ensuite le Stade Toulousain et prend part à l’une des périodes les plus riches du club, avec un Brennus remporté en 2001 puis deux Coupes d’Europe, en 2003 et 2005.
Après ces années particulièrement riches à Toulouse, David choisit de traverser la Manche pour découvrir une autre culture du rugby à Northampton. Il connaîtra ensuite le Racing Métro 92 en pleine construction, avant de terminer sa carrière en 2011 du côté de Marseille, au sein d’un projet aussi ambitieux qu’éphémère.
Le goût des nouveaux défis
Sa deuxième vie dans le rugby sera celle d’un entraîneur. Et là encore, son parcours ne suit pas vraiment une route toute tracée. Il travaille avec les filles de l’Avenir Fonsorbes, devenu par la suite le Stade Toulousain, tout en entraînant les Crabos du club. Il passe ensuite par Béziers, Lyon et Montauban, avant de rejoindre la sélection portugaise et de participer à l’aventure qui mènera les Lusitanos jusqu’à la Coupe du monde 2023.
Depuis, il a pris les commandes de la Roumanie, qu’il a qualifiée pour la Coupe du monde 2027. Une nouvelle aventure à l’étranger pour quelqu’un qui reste pourtant profondément attaché à Toulon. Il a d’ailleurs décidé de s’investir dans la vie de la ville qui l’a vu grandir, avec la même envie de faire et de s’engager qui revient pendant tout notre échange.
Dans cet épisode, on revient évidemment sur toutes ces étapes, de Toulon à la Roumanie en passant par Bègles, Toulouse, Northampton, le Racing, Marseille, Béziers, Lyon, Montauban et le Portugal. Mais quatre heures avec David, c’est aussi une quantité assez folle d’histoires, de rencontres et d’anecdotes accumulées au cours d’une vie passée dans le rugby.
« Je suis animé par les émotions, qu’elles soient positives ou non. On fuit souvent les mauvaises, sans imaginer que ce sont elles qui servent de socle aux plus belles. »
Parce que David est surtout un passionné. De rugby bien sûr, mais plus largement de la vie et des gens. Il le dit lui-même : lorsqu’il fait quelque chose, il le fait à fond. Il cherche les émotions, les bonnes comme les mauvaises, et considère même que les secondes sont parfois nécessaires pour pouvoir vivre les premières.
C’est exactement ce que j’ai retrouvé pendant notre échange. David est un véritable puits d’anecdotes, mais surtout un passeur d’émotions. Il parle comme il vit les choses, avec passion, sans faire semblant. Et je me suis régalé pendant ces quatre heures passées avec lui.
Bonne écoute !