#87 – Alexi Balès

Insatiable passionné – La vie sans regret

2h09
Alexi Balès, invité du podcast La Cravate
La Cravate
#87 - Alexi Balès, insatiable passionné - La vie sans regret
Loading
/

Alexi a grandi dans une famille où le rugby était partout. Son père présidait un petit club, son frère jouait, et les après-midis passés à Armandie ont vite nourri chez lui l’envie d’aller voir jusqu’où ce sport pourrait le mener.

Il commence à jouer à 4 ans, fait une grande partie de son école de rugby à Fumel puis rejoint Agen en cadets. Le parcours s’accélère avec les sélections chez les jeunes, un titre de champion de France Crabos en 2009 comme capitaine, puis ses premiers pas avec l’équipe première de son club de cœur.

Mais chez lui, il y a déjà autre chose que le rugby. Alexi se décrit comme curieux, intéressé par beaucoup de sports et toujours tenté par de nouveaux projets. Cette façon de fonctionner l’accompagnera pendant toute sa carrière, jusqu’à préparer très tôt ce qu’il fera une fois les crampons rangés.

Une totale indépendance

Ce fonctionnement permet de préserver une pleine liberté et de s’inscrire dans la durée.

Changer pour continuer à grandir

Pendant sept saisons, il alterne avec le SUA entre Top 14 et Pro D2, accumule les matchs et s’installe durablement au plus haut niveau. Quitter Agen n’a donc rien d’évident lorsqu’une nouvelle opportunité se présente en 2016.

La Rochelle est alors un club ambitieux, en pleine progression, mais encore loin du statut qu’il atteindra quelques années plus tard. Alexi est séduit par le projet, tout comme par les hommes qui le portent, et le pari fonctionne : il prend une nouvelle dimension chez les Maritimes, vit notamment une saison 2017-2018 où tout semble lui réussir et connaît également l’aventure des Barbarians.

Après quatre années sur la côte Atlantique, l’envie de gagner des titres le conduit au Stade Toulousain, avec lequel il remporte dès sa première saison la Champions Cup et le Top 14.

« J’ai joué à Agen dans mon club de cœur, puis à La Rochelle qui grandissait, et j’ai gagné des titres à Toulouse. Je suis bien incapable de retenir du négatif de ma carrière… J’ai kiffé en tous points ! »

À 32 ans, il décide pourtant d’arrêter. Le choix est assumé et surtout préparé : Alexi veut profiter davantage de Pauline, sa compagne qui l’a accompagné pendant toute sa carrière, de leur fils et de ses proches, tout en se lançant pleinement dans une activité qu’il mûrit depuis plusieurs années.

Le vin, la famille et la suite

Sa deuxième passion, c’est le vin. Devenu commercial indépendant, il travaille avec plusieurs domaines et apprécie autant les produits que les gens qui les font, les histoires qu’ils racontent et tout ce qu’il reste à apprendre dans cet univers.

Le sport garde évidemment une place importante dans son quotidien, du vélo au football, avec un attachement particulier aux Girondins de Bordeaux. Le rugby reste lui aussi présent, notamment autour d’Agen, mais sans occuper tout l’espace. Aujourd’hui, il profite aussi d’une liberté différente, avec une organisation qui lui permet davantage de temps en famille et une vie professionnelle qu’il a choisie.

On parle également de Pauline, qui a elle aussi développé son activité pendant leurs années à La Rochelle, de leur fils, de ses amis, de son goût pour l’entrepreneuriat et de cette envie constante de découvrir de nouvelles choses.

J’ai beaucoup aimé cet échange avec Alexi. Je l’ai trouvé aussi passionné que curieux, avec une vraie capacité à se projeter et à ne pas rester enfermé dans ce qu’il avait déjà réussi. Il parle de sa carrière avec beaucoup de plaisir, mais ce que j’ai surtout apprécié, c’est sa manière d’aborder la suite : sans nostalgie particulière, avec des envies, des projets et l’impression d’avoir arrêté exactement au moment qui lui convenait.

Bonne écoute !

Pour ne rien manquer

À (re)découvrir